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Association Française pour la Lecture

S'exercer

La notion d’exercice reste marquée par l’enseignement dispensé à l’école. Elle doit être repensée dans le cadre d’un apprentissage. Pour la pédagogie qui a prévalu pendant plus d’un siècle, l’exercice est donné (!) puis corrigé par l’enseignant qui décide ou non d’un suivant. Dans l’apprentissage, on est devant quelque chose qu’on décide soi-même et qu’on reprend jusqu’à sentir qu’on le fait bien et qu’on en a tiré pour le moment ce qu’on peut en attendre. Ainsi en est-il déjà du babil chez l’enfant de quelques mois ou de sa manipulation d’objets, plus âgé de sa fréquentation d’une équipe sportive, d’une école de danse ou de musique, d’une troupe de théâtre ou d’un club d’échecs…Cette prise de conscience par l’apprenant de la nécessité de s’exercer, de s’entraîner de manière méthodique est déterminante. Encore lui faut-il accéder à de « bons » exercices et être accompagné dans leur rencontre. Il en va ainsi pour progresser en lecture de la combinaison stagiaire/tuteur qui entreprennent avec elsa une démarche partagée d’une quarantaine d’heures réparties sur plusieurs mois.

elsa enchaîne donc 10 plans organisés chacun autour d’un exercice dans 6 séries techniques différentes. En supposant qu’on consacre 4 heures à chaque plan pour le mener à son terme, celles-ci peuvent, par exemple, être approximativement réparties en 3 moments :

  • sans doute, un peu moins de 2 heures, pour une première exécution de l’exercice programmé dans chacune des 6 séries ;
  • environ une demi-heure, pour la consultation et l’étude des multiples documents qui décrivent le fonctionnement des gestes d’un lecteur expert ;
  • probablement, un peu plus de 90 minutes, pour refaire mieux et plus rapidement chacun des exercices exécutés lors du premier moment.

Ces 3 moments forment un tout. C’est assurément ce qui distingue l’exercice comme complément de la leçon dans une démarche traditionnelle d’enseignement et le fait de s’exercer, de s’entraîner, dans une démarche d’apprentissage. Dans le premier cas, il s’agit plutôt de faire maîtriser une nouvelle information ; dans le second, de faire évoluer un comportement déjà existant. Dans un premier cas, la vérification d’une transmission ; dans l’autre, l’évolution d’un savoir-faire.

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C’est pourquoi, avec elsa, la complémentarité des 3 moments jouant chacun un rôle différent est déterminante.

  • Le premier moment mobilise le processus d’exécution de l’exercice dans l’état où l’ont amené ses emplois antérieurs (réussis ou non). Un retour réflexif achève cette exécution en tentant d’objectiver la démarche utilisée et d’en faire prendre conscience.
  • Le second moment cherche à compléter ce retour réflexif par des informations, y compris en les consultant une nouvelle fois, pour en approfondir le degré d’interprétation. L’importance de la relecture…
  • Le troisième travaille sur le réinvestissement des 2 précédents dans une nouvelle exécution de l’exercice déjà fait afin de le faire différemment ou plus efficacement.

On comprend bien que ce qui compte, ce n’est pas le niveau du résultat[1] mais l’évolution sur le même objet du processus qui y conduit, y compris en recourant à la mémoire de ce qui a été à l’œuvre la première fois. C’est seulement lors du plan suivant que l’effet de ces 3 composantes sera fonctionnellement réinvesti dans la même série de l’entraînement mais sur un nouveau matériau. Ce qui importe alors d’un plan à l’autre, c’est davantage la diversité des matériaux utilisés qu’une progression (assez illusoire) de leur complexité objective pour des individus différents. C’est aussi pourquoi, une fois achevé l’enchaînement des 10 plans auquel donne accès une licence d’une année, le stagiaire dispose des mois restants pour continuer à s’exercer en retravaillant à sa guise sur les matériaux utilisés.

Entraînement à la lecture savante

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